Affaire Conii Gangster : La FTM apporte des clarifications et lève l’équivoque

La signature de la charte de bonne conduite, lundi 8 janvier dernier, par Conii Gangster et le rôle d’ambassadeur de la lutte contre les chansons obscènes à lui assigné ont suscité autant de polémiques que la censure (sic) contre ses chansons. Actrice majeure du dénouement heureux dans cette affaire Conii Gangster mais accusée de tous les maux, la Fédération togolaise de musique (FTM) a tenu à apporter les clarifications utiles. C’était hier jeudi, au cours d’une conférence de presse au tout récent espace culturel Miva sis à Todman à Lomé. En présence de l’artiste lui-même, du Président du Comité de surveillance et de censure des œuvres obscènes Kagna Arimiyaou, entre autres acteurs.

« La FTM n’est pas contre l’artiste Conii Gangster, ni le ministère de la Culture d’ailleurs. Il a été question de trouver les voies et moyens pour résoudre de façon pacifique les actions que les associations des droits de l’Homme, de défense des droits des femmes et des enfants ont entreprises contre l’artiste. Et lui-même aujourd’hui se porte garant de remédier à cette situation en essayant de passer l’information aux artistes qui font le même style que lui », a tenu à préciser Ariel Dassanou, le Président de la FTM.

Il nous est revenu, de l’exposé des contours de l’affaire, que la censure tacite décrétée contre Conii Gangster est consécutive à des plaintes en cascade introduites contre lui par des associations de femmes, des religieux et autres pour ses chansons aux mots crus portant atteinte à la pudeur. Et c’est ici que la FTM a initié la médiation ayant conduit à ce dénouement heureux. Il s’est agi donc de sauver l’artiste des griffes de ses détracteurs et ainsi apaiser les tensions. Bien plus, l’occasion était belle pour tendre la perche à Conii Gangster afin qu’il joue le rôle d’ambassadeur de la lutte contre les œuvres obscènes. Ce n’était pas une sinécure, mais les responsables de la FTM et autres acteurs sont parvenus à convaincre l’artiste.

Est-il interdit à Conii Gangster, avec cette charte, de faire du Conii Gangster, c’est-à-dire chanter la vulgarité comme il s’est distingué ? La réponse est…non. Ariel Dassanou apporte des clarifications : «Les chansons à caractère obscène doivent être régulées parce que ce n’est pas permis de les chanter partout. Mais nous ne pouvons pas interdire aux artistes de chanter ce genre de chansons par exemple dans des boites de nuit (…) C’est pour vous dire qu’il y a une autre manière d’exercer sa profession et c’est ce que l’artiste aura comme mission à accomplir ». L’artiste même est bien en phase avec cette vue de la chose.

« On n’interdit à aucun artiste de faire le style qu’il veut. Mais tout ce qui lui est demandé, c’est de savoir où faire ces prestations, parce que les enfants sont parmi nous. Par exemple tu ne peux pas chanter ces morceaux dans une école ; mais en boite de nuit, tu peux le faire (…) Je n’ai pas pris la décision d’arrêter mon style de musique, ça me sera très difficile. Mais je dois juste réviser ma manière de faire pour que mes chansons soient aimées par tous. Le style que je fais, certains l’aiment, d’autres pas. Mais maintenant on m’aide à faire en sorte que tout le monde aime et ça va aussi m’aider. Je ne me suis pas engagé à faire un autre style de musique. Parce que c’est mon style, c’est comme ça que je suis (…) C’est juste que je vais améliorer ça », dit « Kossiwa bé chéri ».

Pour accompagner justement l’artiste à bien jouer son nouveau rôle d’ambassadeur de la lutte contre les chansons obscènes, la FTM a dépêché à son service le Président du Groupement des producteurs et éditeurs artistiques au Togo (GEPAT), Tamandja Akim Toutou, pour l’«encadrer et (le) conseiller». « Cette initiative vise à assurer une transition en douceur vers le rôle d’ambassadeur en offrant un soutien professionnel  et des conseils avisés », a précisé Ariel Dassanou.

Fin de la polémique ?


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *