Eiffage Togo : Florent Guilliet accède aux doléances du personnel

A l’agence Togo du Groupe Eiffage, le personnel peut jubiler. La Direction Générale a accédé aux doléances introduites le 1er mai dernier par les employés, à l’occasion de la célébration de la fête du travail. Cela s’est matérialisé par la signature, le 2 novembre, d’un protocole d’accord par les différentes parties prenantes au processus, et devant témoin. Les décisions portent notamment sur l’amélioration des conditions de travail, la mise en place d’un comité de dialogue social et la promotion de la responsabilité sociétale de l’entreprise et de la loi sur la vigilance des entreprises.

« Depuis toujours, nous venons ici pour faire la célébration et partir sans jamais présenter de cahier de doléances. Mais cette année, nous avons voulu marquer l’évènement en présentant un cahier de doléances », avait indiqué à l’époque Yawo Assignon, Président de la section Eiffage de l’Union syndicale des travailleurs des entreprises multinationales du bois, bâtiment et travaux publics (USYNEM-BTP), convaincu que leur « satisfaction peut amener un climat social de paix et de convivialité » au sein de l’entreprise. Bien lui en a pris, puisque l’employeur a accédé aux revendications six mois après introduction.

«Le salaire minimum brut mensuel sera porté désormais à quatre-vingt-cinq mille (85 000). La prime de repas sera désormais de six cents (600) FCFA par jour de présence, soit un total mensuel de douze mille six cents (12 600) selon l’accord tripartite Eiffage Génie civil-Eiffage Togo-Représentants syndicaux. Est en cours de validation une prime de retraite complémentaire de douze mille (12 000) FCFA pour chaque employé ayant trois mois d’ancienneté, sur condition d’un prélèvement mensuel à la source de cinq mille (5 000) FCFA », rapporte l’accord sur le premier point portant sur l’amélioration des conditions de vie et de travail à Eiffage Togo.

S’agissant du second, le dialogue social sectoriel, la formation des travailleurs et la mise en place des commissions, les parties prenantes s’engagent à « mettre en place un comité de dialogue social sectoriel pour discuter des différents problèmes sectoriels qui se poseront à l’entreprise afin de trouver des solutions idoines pour une paix sociale au sein de l’entreprise et surtout promouvoir l’esprit de collaboration pour un meilleur rendement des activités. Un comité de sécurité-santé au travail sera mis en place pour une meilleure gestion des risques professionnels ».

Elles entendent aussi « organiser régulièrement des formations syndicales et professionnelles en faveur des travailleurs et de la société Eiffage Togo » et « acceptent de promouvoir la culture de la négociation collective sectorielle dans le respect des différentes conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de la législation nationale du travail ». Il nous revient que « la Direction Générale de la société Eiffage a doté les délégués du personnel d’un local équipé pour le fonctionnement conformément aux dispositions du code du travail ».

Sur le troisième point à savoir, la responsabilité sociétale de l’entreprise et la loi sur la vigilance des entreprises, « les parties s’engagent à promouvoir les initiatives sur la responsabilité sociétale à travers des activités et surtout la protection de l’environnement, pour le renforcement de la vision et de la visibilité de la société Eiffage Togo » et « acceptent mener des actions pour assurer le respect de la loi sur la vigilance des entreprises au Togo à travers la formation, la sensibilisation et l’information ».

En somme, sur quatorze (14) doléances introduites à l’époque concernant, entre autres, la régularisation des diverses primes (salissure, poste, bilan), des anomalies sur les primes d’ancienneté, la dotation de la section syndicale d’une subvention annuelle pour la formation syndicale et professionnelle des travailleurs, l’augmentation de la prime de restauration, la revalorisation de la grille salariale en tenant compte de l’inflation, la moisson est assez bonne pour les employés.

« Eiffage Génie Civil a une politique assez evoluée sur le plan social et les doleances posées le 1er mai dernier etaient assez classiques dans l’entreprise (…) C’était normal d’accepter certaines parce qu’elles etaient complètement dans la dynamique du Groupe Eiffage et de son activité en Afrique», a justifié Florent Guilliet, Directeur Générale de l’Agence Togo.  C’est aussi une façon pour le Groupe, a-t-il ajouté, de suppléer un peu le paquet social en matière de responsable societale de l’entreprise (RSE) pas trop evoluée au Togo. «Les avantages vont ameliorer les conditions de travail de l’employé», se félicite Appoline Kodjo, Responsable des Ressources Humaines et porte-voix du personnel, convaincue que «lorsque l’employé a un fort sentiment d’appartenance (est bien traité), il devient ambassadeur et represente positivement l’entreprise ».

A la Direction Générale d’Eiffage Togo, on ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. On entend rediscuter avec les travailleurs au 1er mai prochain « des choses qui pourraient être ameliorées ou optimisees ».


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *