Home Démocratie La DMP appelle la Cour constitutionnelle à prononcer l’anticonstitutionnalité du règlement intérieur de l’Assemblée nationale

La DMP appelle la Cour constitutionnelle à prononcer l’anticonstitutionnalité du règlement intérieur de l’Assemblée nationale

by Le Tabloid

L’adoption, jeudi par les députés à l’Assemblée nationale à 109 voix pour, du règlement intérieur devant régir la 7e législature fait réagir la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) dont l’élue, Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, a voté contre. Dans l’imminence de la transmission du texte à la Cour constitutionnelle pour jugement de conformité à la Constitution – celle faisant passer le Togo à la Ve République adoptée le 19 mars et promulguée le 6 mai dernier-, ce regroupement politique et sa représentante interpellent les sages pour bien apprécier les choses. C’était au cours d’une conférence de presse vendredi au siège de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA).

« Nous avons voté non parce que nous n’avons pas été élue pour appliquer cette Constitution. C’est dans le cadre de la Constitution de 1992 qu’on a été élue. Et de deux, cette Constitution qu’on veut appliquer est une Constitution qui est et continue d’être contestée et rejetée par les Togolais. C’est une Constitution anticonstitutionnelle qui n’a pas été adoptée selon les procédures prévues et enlève aux Togolais le droit d’élire celui qui va présider à leur destinée », a expliqué l’Honorable Adjamagbo-Johnson, motivant in fine son rejet du règlement intérieur par le refus de « se faire complice de la forfaiture en cours », d’« accompagner le parachèvement du coup de force constitutionnel » et de « cautionner l’application de la Constitution du 6 mai 2024 ».

Alors que l’Assemblée nationale vient de suspendre la session de droit pour permettre à la Cour constitutionnelle de se prononcer sur le règlement intérieur ainsi adopté, la DMP a trouvé nécessaire d’expliquer au peuple via la presse sa position, au nom d’un devoir de redevabilité qu’elle s’est donné. Et d’appeler la Cour constitutionnelle à en prononcer l’anticonstitutionnalité et ainsi « rentrer dans l’histoire par la grande porte ». « Aucun subterfuge ne peut justifier que cette Assemblée mise en place sous la Constitution de 1992, soit obligée d’appliquer une Constitution qui n‘était en vigueur au moment (où) des députés (ont été élus) et que l’Assemblée n’a pas contribué à adopter », indique la DMP dans sa déclaration liminaire de la conférence de presse.

Interpellée, entre autres questions, sur le choix de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) de ne siéger à l’Assemblée nationale, Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson a laissé entendre : « Ce qui est important, c’est que dans notre diversité, nous nous retrouvions pour bâtir une stratégie commune, agir en concertation, conformément à une unicité d’action» pour faire aboutir la longue lutte du peuple togolais pour la démocratie et un mieux-être.

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