Home ActualitéPolitique « La fin du 1er trimestre intenable » pour les élections et consensus politique nécessaire, dixit l’Alliance « ENSEMBLE »

« La fin du 1er trimestre intenable » pour les élections et consensus politique nécessaire, dixit l’Alliance « ENSEMBLE »

by Le Tabloid

Les élections législatives et régionales pourront-elles se tenir au plus tard la fin du premier trimestre 2024,  comme envisagé par le gouvernement ? L’Alliance « ENSEMBLE » n’y croit pas et l’a clairement dit, au cours d’une conférence de presse ce mardi au siège du Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD) sis à Kégué à Lomé.

« Les organisateurs de cette conférence de presse se sont interrogés sur l’opportunité et la pertinence de l’instruction du conseil des ministres du 25 novembre 2023 demandant à la CENI de proposer un chronogramme des élections au plus tard la fin du premier trimestre 2024. Aussi l’Alliance « ENSEMBLE » fait-elle les observations relatives à l’article 24 nouveau de la loi organique modifiée du 23 janvier » qui « prévoit 40 jours au plus tard le dépôt des candidatures auprès de la CENI. A l’analyse et dans ces conditions, la fin du premier trimestre devient très improbable et intenable vu les exigences et le consensus au sein du Cadre permanent de concertation (CPC). En conséquence, il est urgent d’arriver à un consensus politique au sein du CPC », indiquent le MCD de Me Mohammed Tchassona Traoré, la Convergence patriotique panafricaine (CPP) d’Adrien Beleki Akouete et le mouvement Lumière pour un développement dans la paix (LDP) d’Ouro-Akpo Tchagnao.

« Face à cette situation inédite et pour des raisons d’apaisement politique et de cohésion sociale affichées depuis le début des travaux de la Concertation nationale entre acteurs politiques (CNAP), l’Alliance « ENSEMBLE » lance un appel pressant au gouvernement, à la classe politique pour discussions inclusives et sincères au sein du CPC afin de trouver des solutions idoines à tous les problèmes avant l’organisation des élections prévues pour cette année 2024 dans des conditions optimales de justice, d’égalité et d’équité », souligne le regroupement, qui demande au gouvernement, à travers la voix de Me Tchassona Traoré, de « profiter de cette période pour faire les choses bien », «mettre en place tous les organes dont [ils ont] sollicité la modification, en l’occurrence la CENI, la Cour constitutionnelle, la CNDH (…) Il faut prendre le temps de faire les choses bien».

La coalition requiert par ailleurs un éclaircissement sur l’information portée par la présidente de l’Assemblée nationale lors de la  récente session extraordinaire sur une proposition d’un groupe de députés portant modification de la Constitution, déplore « le rétrécissement des libertés d’activités et de manifestations des partis politiques de l’opposition, surtout en ces périodes préélectorales » et demande la traduction dans les faits du point VI des recommandations de la CNAP relatif aux mesures d’apaisement, principalement les recommandations 46 et 48 ayant trait aux personnes inculpées dans les incendies des marchés de Kara et de Lomé, aux détenus politiques, ainsi qu’au respect des procédures légales dans les cas d’interpellations pour divers délits ».

« Je viens de lire ce matin que la Cour de justice de la CEDEAO a condamné l’Etat togolais à payer 12 millions de Francs à notre compatriote Oumolou. Ça fait la énième fois que le Togo est condamné par la CEDEAO, il faut que ça prenne fin. Quand des gens sont interpellés, les lois existent, de même que le code de procédure, il faut les respecter (…) Il y a des gens qui croupissent en prison depuis deux ou trois ans, il y a d’autres mêmes qui meurent ; ce n’est pas une bonne chose pour notre pays. Il faut les juger, les libérer…et indemniser ceux qu’on a trichés », peste Me Tchassona Traoré.

Related Posts

Leave a Comment

Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?
-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00