La sécheresse et la famine poignent à l’horizon, redoutent Pasteur Edoh Komi et le MMLK

La journée nationale de l’arbre a été une fois de plus observée hier mardi 1er juin au Togo, avec une mobilisation particulièrement fournie. Des politiques aux citoyens en passant par les élus locaux et les acteurs de la société civile, chacun s’est prêté à la tradition et ce sont des millions de jeunes plants qui ont été mis en terre à travers tout le territoire. L’objectif du gouvernement, faut-il le rappeler, c’est de planter un milliard d’arbres à l’horizon 2030 et faire du Togo un pays forestier. Mais le développement des jeunes plants n’est pas garanti ; il est même en péril. Au-delà du sort de ces arbres, ce sont la sécheresse et la famine qui poignent à l’horizon, faute à la rareté de la pluie en cette période censée être pluvieuse. La situation inquiète Pasteur Edoh Komi et le Mouvement Martin Luther King.

« La pluie tarde et est presque recherchée comme une denrée précieuse pendant cette saison dite pluvieuse qui, en principe, commence déjà en avril de chaque année dans la partie méridionale du pays. La sécheresse point à l’horizon. Or sans pluie, sans produits agricoles, et du coup, c’est la FAMINE », relève le MMLK, dans une sorte d’alerte.

« Cette situation inquiète et préoccupe plus d’un, sachant que la majorité des Togolais doivent leur existence à travers les activités agricoles et l’élevage. Certains ont semé, certes, mais la plus grande partie attend encore la pluie et selon nos visites sur le terrain, les premières semences ont presque séché et ne peuvent rien produire aux paysans, même si des mètres cubes d’eau arrivaient. Jusqu’au premier jour du mois de juin, la pluviométrie ne rassure pas », rapportent Pasteur Edoh Komi et les siens, avant de fondre dans une série d’interrogations sur les raisons.

« À quoi ce phénomène est-il dû dans un climat tropical humide ? Sont-ce les effets du réchauffement climatique ? Que disent les météorologues ? Les êtres humains sont-ils dépassés par la tournure cauchemardesque de la situation ? », se demande le Mouvement, rappelant que « dans cet îlot de soucis qui s’emparent des uns et des autres, les regards sont tournés toujours vers la clémence du ciel d’où l’on attend une pluie pour annoncer le renversement de la tendance (de la sécheresse à la pluie. Et probablement ceci à travers la traditionnelle pluie du 1er juin, journée de l’arbre ».

Malheureusement cette pluie espérée n’est pas tombée hier mardi. Doit-on y voir une manifestation de ce que redoutent Pasteur Edoh et le MMLK ? Il est malheureusement constaté, depuis un moment, « la cherté de la vie  avec la flambée et l’augmentation vertigineuses des prix des produits de première nécessité », au point de pousser l’Agence nationale pour la sécurité alimentaire (ANSAT) à déverser ses stocks de céréales sur le marché. Les heures, jours et semaines à venir situeront sur cette crainte de sécheresse et de famine.

 

 


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