Les chefs d’inculpation retenus contre Fovi Katakou

Il a été arrêté, samedi à son domicile à Soviépé dans des circonstances déplorées par la famille, au lendemain de l’inculpation et du mandat de dépôt contre deux (02) journalistes, Ferdinand Ayité du bihebdomadaire L’Alternative et Joël Egah de l’hebdomadaire Fraternité, et conduit au Service central de recherches et d’investigations (SCRIC). Qu’est-ce qu’on lui reproche donc au point de l’interpeller manu militari avec hommes en tenue et en civil armés jusqu’aux dents, sans convocation préalable et surtout qu’il s’agit d’un handicapé moteur ?

Apologie de crimes et délits, incitation à la révolte contre l’autorité de l’Etat. Voilà les deux chefs d’inculpation qui seraient retenus contre l’activiste de l’opposition. Selon les indiscrétions,  l’acte posé et incriminé, c’est probablement la publication d’un de ses derniers messages où il disait, se basant sur l’arrestation des deux journalistes, tous les Togolais de fait en prison et en appelait à la prise de conscience de tous, y compris les corps habillés. Une autre source évoque un autre post intitulé  »Togo, un vaste champ favorable à l’extrémiste violent » où il démontrait qu’avec ce que l’on fait vivre aux Togolais, ils seraient enclins à supporter tout groupe extrémisme qui viendrait à s’en prendre à leur oppresseur…Il devrait être présenté, nous revient-il, ce matin au Procureur de la République qui lui notifierait officiellement les charges retenues contre lui.

Fovi Katakou est connu pour être très actif sur les réseaux sociaux, dans un travail d’éveil des consciences des populations togolaises pour l’avènement du changement et un Etat de droit au Togo, qui le voit publier quotidiennement des messages. Et ce n’est pas sa première fois d’être interpellé, il l’a été à plusieurs reprises déjà. Plusieurs formations politiques et autres défenseurs des droits de l’Homme exigent sa libération, de même que celle des journalistes susmentionnés.

Tous ces événements se déroulent, malheureusement, au cours et au lendemain de la journée internationale des droits de l’Homme célébrée le 10 décembre de chaque année.


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