Mines, construction, éducation…: INSP!R-Togo et les travailleurs exigent la ratification des conventions 102, 155, 167, 176 et 189 de l’OIT et leur mise en œuvre  

Il en existe une pléthore, les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) professant le travail décent. Mais elles ne sont pas forcément ratifiées par le Togo et mises en application, pour le bien-être des travailleurs. INSP!R –Togo, la branche locale de l’International network for social protection rights et les  acteurs des secteurs du bois et construction, des mines, de l’éducation et les travailleurs domestiques veulent voir finir cet état de fait qui entretient la précarité dans le monde du travail.

Réunis ce vendredi 25 janvier 2021 au CESAL, en une journée de manifestation publique où ils ont été outillés sur ces conventions essentielles, ils exigent la ratification, par le Togo, des conventions 102, 155, 167, 176 et 189, de même que leur application effective. « Pour une protection sociale plus inclusive et appropriée au Togo, allons ensemble vers la ratification et la mise en application des conventions de l’OIT », tel est le thème de cette rencontre.

« Il est question de faire connaître le contenu de ces conventions à ces groupes cibles afin qu’ils puissent s’organiser au niveau national pour que nous puissions faire en sorte que ces conventions soient traduites dans les textes, qu’on puisse aller à la ratification de ces conventions au bénéfice de ces travailleurs. Mais également aussi sensibiliser les membres de leurs syndicats à la base pour que sur les lieux du travail, ils puissent œuvrer au respect des dispositions contenues dans ces conventions », a confié Soulima Niwa, point focal INSP!R -Togo.

La Convention 102 porte sur les normes minimums de sécurité sociale ; les 155, 167 et 176 planchent sur la santé et la sécurité sur les lieux de travail en général, et de manière spécifique dans les secteurs du bois, construction et des mines ; et la 189 porte sur la protection des travailleurs et travailleuses domestiques.

« Il s’agit de la protection du travailleur sur les lieux de travail, mais aussi de la sécurité et de la protection sociales pour ces travailleurs –là. Ça vient améliorer leurs conditions de travail et de vie en termes de salaire, mais en termes aussi de protection sur des risques sociaux. Il est donc important qu’on puisse ratifier ces conventions et faire en sorte aussi qu’elles puissent être appliquées au Togo pour que nous puissions améliorer le quotidien du travailleur en général », a justifié Soulima Niwa, relevant au passage que « la non application de ces conventions fait tomber le travailleur dans la précarité ».

Une bonne cinquantaine, les participants, pour la plupart des délégués syndicaux des divers secteurs énoncés, ont été entretenus sur lesdites conventions prônant le travail décent en général, mais aussi des aspects particuliers du monde du travail, par des spécialistes dont des médecins et inspecteurs du travail. Preuve de l’intérêt de la rencontre, ces derniers ont été soumis à une pile de questions aussi pertinentes les uns que les autres par les travailleurs, questions qui sont le reflet des conditions de travail précaire dans ces secteurs d’activités.

Cette journée de sensibilisation organisée par INSP!R-Togo s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de son programme sur le droit au travail décent et est assortie d’une déclaration conjointe des travailleurs de ces différents secteurs d’activité réaffirmant l’urgence de la ratification, de la vulgarisation et de la mise en œuvre de ces diverses conventions en vue d’un travail décent

 

 

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