Home ActualitéSanté Risques liés au sous-effectif du personnel soignant : Prof David Dosseh raconte la mésaventure d’un collègue chirurgien

Risques liés au sous-effectif du personnel soignant : Prof David Dosseh raconte la mésaventure d’un collègue chirurgien

by Le Tabloid

Le sous-effectif du personnel soignant dans les hôpitaux publics est une triste réalité qui a des conséquences parfois dramatiques sur les patients. En marge de la table ronde organisée hier jeudi sur la corruption par le Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT), la Synergie des travailleurs du Togo (STT), en collaboration avec les Universités sociales du Togo (UST) et Urgence Togo Germany (UTG) afin de circonscrire le fléau, Prof David Dosseh, Coordonnateur des UST et médecin chirurgien, a tenu à raconter la mésaventure d’un collègue liée au sous-effectif au CHU Sylvanus Olympio, conséquence aussi de la corruption qui arrache des ressources à l’Etat et donc empêche la satisfaction de certains besoins sociaux.

« Il y a un collègue chirurgien qui a fait une intervention en urgence, dans le cadre d’un accident de la voie publique. Un blessé a eu une section d’une artère, et donc on a fait appel à ce collègue spécialiste. Il a pu réparer cette artère dans les conditions difficiles. Mais dans la suite, il fallait qu’il y ait une injection spéciale à ce patient pour pouvoir lui sauver sa jambe. On s’est rendu très vite que parfois les soins ont été faits, et parfois ils ont été couchés sur le papier, mais ils n’ont pas été faits en réalité. Il a fallu se rendre à l’évidence », a confié Prod David Dosseh.

« L’infirmier était seul pratiquement pour quatre-vingts (80) patients à gérer parce qu’il n’y a pas suffisamment d’effectif (…) Il y a des jours il arrivait à faire tous les soins réellement, mais parfois il est obligé de cocher certains soins comme étant faits, mais il ne les faisait pas parce qu’il était seul pour faire les pansements, pour faire les injections, pour s’assurer que les comprimés ont été pris, pour faire les perfusions, etc. », a-t-il ajouté.

« Et donc quand on nous qu’il n’y a pas suffisamment d’argent pour recruter du personnel alors que cet argent est détourné à d’autres fins, vous comprenez qu’il est important que la société civile se réveille, discute pour voir comment est-ce que l’Etat lutte contre la corruption et les infractions assimilées, ce que la société civile peut faire pour que cette lutte soit davantage efficace et permette de répondre aux vraies préoccupations des citoyens que nous sommes», a justifié le Coordonnateur des UST.

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